Trois nuits sans lumière ont changé Los Santos pour toujours. Voici comment la ville s'est relevée, et ce qu'elle est devenue.
I
Avant
Los Santos brillait. Studios, plages, tours de verre et ruelles : la ville promettait à chacun une seconde chance, à condition de savoir où chercher. Les entreprises prospéraient, les gangs se partageaient les quartiers, et la police tenait la ligne, plus ou moins.
Personne ne regardait vraiment ce qui faisait tenir tout cela : un réseau électrique vieillissant, rafistolé depuis des décennies et administré par une poignée de contrats jamais audités.
Extrait de rapport, archive municipaleLa surcharge estivale a été jugée « gérable ». Aucun plan de secours n'a été budgété pour l'exercice suivant. Signé : bureau des infrastructures
II
Les trois nuits
Un soir d'été, tout s'est éteint. Les feux, les enseignes, les hôpitaux sur batterie, puis les batteries elles-mêmes. Pendant soixante-douze heures, la ville a vécu dans le noir.
Certains ont pillé. D'autres ont ouvert leurs portes, partagé leurs réserves, organisé des rondes. Ce sont ces trois nuits qui ont décidé, sans que personne ne le sache encore, qui tiendrait la ville ensuite.
Le silence
Coupure générale à 21 h 14. Les premiers embouteillages bloquent les accès des hôpitaux.
Le chaos
Les commerces sont vidés, les rues se divisent en zones tenues par ceux qui ont des armes ou des vivres.
Les lanternes
Des habitants allument des feux dans chaque quartier. La première coopération, fragile, naît autour de ces lueurs.
Le retour du courant
Le réseau repart par à-coups. La ville n'est plus la même, et ses habitants non plus.
III
La reconstruction
L'administration était dépassée, les assurances absentes. Ce sont des particuliers qui ont rouvert les premiers commerces : un camion à tacos, un garage de fortune, un bar éclairé à la bougie. Peu à peu, ces initiatives sont devenues des entreprises.
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heures sans courant
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entreprises rouvertes
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organisations nées
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habitants recensés
Les groupes qui avaient tenu les quartiers pendant le Blackout ont gardé leur emprise. Une économie parallèle s'est installée, avec ses règles non écrites.
IV
Les pouvoirs en place
Aucune autorité ne contrôle seule la ville. Chaque camp a sa légitimité, et personne n'est complètement innocent.
Les services publics Stable
Police, secours et mairie tentent de rétablir l'ordre avec des moyens réduits. Leur autorité se gagne sur le terrain.
Les entreprises En croissance
Restaurants, garages, taxis, bars : le cœur économique de la ville, tenu par ses joueurs.
Les groupes de rue Tendu
Chaque territoire a été conquis pendant les trois nuits. Les alliances changent vite.
Le grand banditisme Actif
Discret, organisé, patient. Il finance une partie de la reconstruction et en profite.
V
Aujourd'hui
La ville n'a plus de grande histoire commune, seulement des milliers de petites. Votre personnage arrive avec la sienne, et c'est elle qui compte. Un métier, une famille, une réputation : tout reste à écrire.